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Journée du patrimoine

16-09-07

Le Train de la Doller depuis sa création est animé par des bénévoles qui consacrent leurs dimanches d’hiver à la restauration des matériels roulants et des voies. Depuis 31 ans, ils ont sauvé de l’oubli des locomotives à vapeur, voitures et wagons. Pour certains, ils pourraient apparaître comme des amas de ferraille rouillée et de bois vermoulu, mais pour les membres ce sont d’inestimables témoignages du passé et de la vie quotidienne des hommes qui les empruntaient chaque jour. Car ici, point de trains de luxe si ce n’est la voiture lits de l’Orient Express qui attend sagement une destination inespérée, bien à l’abri sous l’auvent du dépôt de Burnhaupt. Point de « trains drapeaux » mais des tortillards qui ont, à 10 reprises, intéressés le service des inventaires des monuments historiques. Des voitures de palavas, passant par les voitures dites B6 ex PLM et des wagons de marchandises, sans oublier la célèbre locomotive Mallet 020+020T, chacun de ces chefs d’œuvre en péril ont été classés et sont passés entre les mains expertes des restaurateurs de l’association. C’est précisément le thème des journées du patrimoine 2007, et l’association fera connaître dimanche toute la journée ses activités au dépôt de Burnhaupt. A cet endroit s’est créé un véritable pôle de savoir-faire, hors des circuits commerciaux traditionnels. Les métiers de la réparation ferroviaire n’ont pas de secrets pour ces véritables « professionnels du dimanche » et certains d’entre eux sont même référents au niveau national pour les instances de surveillance des chemins de fer touristiques.


Pour animer la journée d’une façon originale, il a été organisé un chantier de construction de voie ferrée à cette même gare de Burnhaupt (située au pont d’Aspach, direction Masevaux). Le but de cette démonstration était de faire découvrir au public un aspect méconnu du chemin de fer, pourtant essentiel : la voie. Les bénévoles ont fait une animation vivante en mêlant les outillages traditionnels comme la clé à tirefonner du XIXe siècle avec les plus modernes comme la perceuse et la tirefonneuse à moteur. Enfin ils ont mis en œuvre une machine considérée actuellement comme unique, une pelle hydraulique Poclain TY45 rail-route. Cette machine inventée par les frères Bataille en 1969 va révolutionner le monde du chantier ferroviaire. Une seule machine va remplacer une brigade de 10 hommes et porter sans effort les traverses, les rails, dégarnir et régaler le ballast, curer les fossés, déposer les coupons de voie entiers etc, et pouvoir quitter rapidement la voie pour laisser passer les trains. Jusqu’aux années 80, les syndicats de cheminots se sont opposés à cette mécanisation qui menaçait l’emploi cheminot. Les entreprises ferroviaires vont alors acheter ces machines et les employer massivement, ce qui donnera lieu au transfert des travaux de la SNCF vers le privé. Résultat : les brigades de voie sont mortes encore plus vite, mais en même temps les travaux extrêmement pénibles ou fastidieux, qui cassaient le dos et les membres ont disparu. Pour l’instant avec ses 30 ans d’âge et son fonctionnement vigoureux, la pelle du Train Thur Doller n’est pas encore un monument historique, mais elle le deviendra sans doute

 

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 Avant la pose de la voie, un lit de ballast est déjà en place; ph R RENAULD Pendant la visite des voyageurs, la voie se construit petit à petit; ph R RENAULD



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